Depuis 1866

Saint-Imier est une modeste commune de Suisse mais qui jouit d'un grand prestige.

Certains des plus grands noms de marques horlogères suisses sont originaires de ce village, c'est la ville natale de Longines, de Breitling et d’Excelsior Park.

Excelsior était une société de mouvements horlogers fondée par Jules-Frédéric Jeanneret en 1866. Après une série de changements de propriétaires et d'acquisitions, Excelsior Park- (Park a été ajouté plus tard pour séduire le marché anglophone) est devenu l'un des pionniers du chronographe, déposant son premier brevet en 1891.

Pendant des années, Excelsior Park a continué de construire son héritage en développant ses propres calibres, en produisant des chronographes pour tous les types de sports et en fournissant des mouvements pour d'autres marques telles que Girard-Perregaux, Gallet et Zenith, entre autres.

En 1983, Excelsior Park a elle aussi été victime de la crise du quartz. Quelques entreprises horlogères ont tenté de ressusciter la marque mais en vain. Il a fallu attendre presque 40 ans avant que quelqu'un prenne les rênes et fasse revivre à nouveau le prestigieux héritage d'Excelsior Park.

2020: rachat de la licence Excelsior Park.

Inspirée par la prestigieuse histoire d'Excelsior Park, "Korius" - notre société- souhaite faire renaître Excelsior Park et lui rendre ses lettres de noblesse.

Grâce à la technologie moderne et à l'innovation, nous souhaitons présenter des garde-temps qui non seulement vous rappelleront son apogée, mais qui vous permettront de voir Excelsior Park sous un nouveau jour, et à votre poignet.

L'histoire d'Excelsior Park


Créée en 1866 à Saint-Imier, en Suisse, Excelsior Park était une entreprise majeure de l’industrie horlogère et faisait partie des pionniers dans le domaine des chronomètres et des chronographes. Bien qu'il y ait eu une confusion sur l'origine de la marque - car il y avait deux sociétés, de noms similaires, Jules-Fred. Jeanneret et Jeanneret et Fils - qui revendiquent la même création et la même spécialisation des chronographes, c'est Jules-Frédéric Jeanneret qui le premier crée l'entreprise et fait naître la première collection.

Jules-Fred. Jeanneret avait son usine rue de Tramelan. En 1890, on y produisait des montres d'ancre de 18 à 20 lignes et des chronographes de 19 lignes, avec ou sans compteur des minutes. La marque «Pigeon» a été déposée et l'entreprise avait obtenu une médaille d'argent à l'Exposition Universelle d'Anvers en 1885.

En 1888, le fils de Jeanneret, Albert, reprend l’entreprise. Quand Jules-Fred. Jeanneret meurt au début de l'année 1890, sa femme reprend à son tour l'entreprise qui devient "Vve de Jules-Fred. Jeanneret" et est dirigée par Samuel Jeanneret en 1881, tandis qu'Albert fonde de son côté "Albert Jeanneret & Frères". Des chronographes et des chronographes antimagnétiques avec mécanismes de rattrapante ou "en vue" font alors leur apparition.

En 1891 est déposé le brevet suisse, N ° 359. Il est le fruit de la collaboration entre "Excelsior Park" et Alfred Lugrin de L'Orient de l'Orbe, qui a fondé l'un des plus importants fabricants de mouvements suisses de nos jours, la Lémania.

Quelques années plus tard, en 1893, les fils d’Albert Jeanneret - Henri et Constant - reprennent l’activité et, en 1900, le chronographe à 13 lignes, considéré comme le premier pas vers le chronographe au poignet, est fabriqué. En 1901, les frères se séparent: Constant achète le spécialiste des chronographes "Leonidas" tandis qu'Henri continue à diriger l'entreprise, la renommant "Jeanneret-Brehm & Cie".

Dans le même temps, la société "Jeanneret et Fils" crée "l'Usine du Parc". En 1890, la société s'appelle alors "Alb. Jeanneret et Frères" et produit des montres ancre de 13 à 24 lignes, des montres à calendrier et des chronographes sous les marques Colombe et Diana. La société revendique également une médaille d'argent à Anvers en 1885.

En 1894, Jeanneret Frères lance la production de chronographes sous la marque "Colombe" et de montres simples sous les marques" Diana et Cervin". Un chronomètre de sport, breveté le 21 mars 1891 par Alb. Jeanneret et Frères, s'appelle «Excelsior». Il montre un pont en forme de J côté mouvement qui deviendra par la suite une marque de fabrique d'Excelsior Park.

En 1902, l'entreprise devient "Jeanneret-Brehm, Usine du Parc" et produit ses premiers chronographes à 13 lignes. Pour compléter la gamme de montres, l'usine H. Magnenat-Lecoultre de la Vallée de Joux est rachetée en 1911. Cette usine est spécialisée dans les montres à répétition, avec ou sans chronographes. L'entreprise prend alors le nom de Jeanneret-Brehm and Co et commercialise ses chronomètres sous la marque Excelsior, ses chronographes sous la marque Colombe et ses répétitions sous la marque Risoud. En 1915, la marque Excelsior est également utilisée pour les montres à répétition. En 1918, la société devient "Les Fils de Jeanneret-Brehm, Excelsior Park"

Ainsi, le nom "Excelsior" est utilisé pour la première fois pour les chronographes, avec le mot «Park» ajouté plus tard pour attirer le marché anglophone. C'est en 1918 que le "Jeanneret-Brehm and Co" devient "Excelsior Park". Au début des années 1920, Excelsior Park se concentrera exclusivement sur les chronomètres et les chronographes sous la houlette de Messieurs R. - H et ED. Jeanneret. En 1921, un brevet décrivant un boulon placé au milieu, indépendant de la synchronisation de démarrage du poussoir et permettant l'arrêt de la main, est déposé.

En 1922, Excelsior Park dispose d'une large gamme de 32 chronomètres différents: tachymètres, pulsomètres, à rattrapante, calibre ancre ou Roskopf, pour le football, le rugby, le water-polo, le hockey, avec sonnerie pour la boxe, montres dites de contrôle avec lunette tournante -ce qui était une première à l'époque, compteur Taylor pour les calculs de production, ou encore l'Electro-pointer construit en collaboration avec le chronométreur officiel de l'Automobile-Club de Suisse.

En 1928, "Excelsior Park" revendique le titre de plus importante fabrique suisse de chronomètres de sport: chronomètres pour le canoë, le sport automobile, chronomètres décimaux, d'autres mesurant le centième de seconde avec l’aiguille faisant un tour par seconde. En 1929 apparait une série de nouveaux mouvements de chronographes, de 18 à 22 lignes.

La grande ère des chronographes pour les sportifs débute dans les années 1930 et l'entreprise connait un succès tel avec cette gamme qu'elle commence à développer ses propres calibres. Ainsi, en 1938, le calibre chronographe de forme 12/13 lignes destiné aux montre-bracelet voit le jour. Un beau mouvement qui, avec ses alternatives, sera fabriqué pendant près de 40 ans.

Le mouvement initialement désigné par "12/13" est ensuite renommé calibre 42. Il est conçu avec1 ou 2 poussoirs et avec compteurs 30 ou 45 minutes. Excelsior Park le propose dans un petit chronographe élégant qui présente la caractéristique particulière que "pour faciliter la lecture du cadran, une partie de la division a été placée sur le réhaut de la lunette, au-dessous de la glace. Cette invention brevetée permet en outre la transformation d'un chronographe télémètre, par exemple, en tachymètre ou pulsomètre en changeant simplement le réhaut de la lunette".

Les succès et les nombreuses distinctions d'"Excelsior Park" témoignent non seulement du prestige de la marque mais aussi de l'attrait d'autres sociétés pour ces calibres : on pense à Gallet, Zenith et Girard-Perregaux à qui "Excelsior Park" a fourni des mouvements chronographes.

La marque Gallet, l'un des utilisateurs les plus en vue du mouvement "Excelsior Park" calibre 42, a été fondée par Julien Gallet. Originaire de Genève, il s'installe à La Chaux-de-Fonds dans les années 1820. Gallet fabrique très tôt des chronographes-poignets de la marque "Electa", dirigée par son fils Léon. La marque Gallet, représentée par la soeur de Julien, à New York, restera active tout au long du XXe siècle contrairement à la société Gallet & Co. qui ne se relèvera pas des difficultés liées à la Première Guerre mondiale et sera liquidée en 1928.

Dans les années 1930, Zenith, l'un des plus importants fabricants de montres de Suisse développe une large gamme de montres de poche et de poignet aux formes traditionnelles aux technicités ingénieuses et est récompensé pour sa série de six meilleurs chronomètres de poche et de bateau au concours de l'Observatoire de Neuchâtel en 1935. Zénith comprenait un choix d'horloges itinérantes et de réveils, d'horloges électriques, ainsi qu'une magnifique série d'horloges "neuchâteloises". Mais parmi tous ces modèles, pas de chronographe. Zenith se tourne alors vers Excelsior Park et lance en 1938 ses premiers chronographes-poignets, équipés du calibre EP 42. Pendant près de 30 ans Zenith est resté fidèle aux calibres chronographes Excelsior Park.

Girard-Perregaux, de son côté, est repris par Mimo en 1930. Mimo ne disposant pas de calibre chronographe, si l'on exclut le calibre Stop-in-flight du modèle Mimolympic de 1936, et, probablement pour rester indépendant d'Ebauches SA, le calibre Excelsior Park est alors sélectionné pour les chronographes signés Girard-Perregaux.

En 1945, Excelsior Park lancera un surprenant chronographe, basé sur le calibre 4, à une aiguille d'orientation. Ce chronographe est doté d'un double poussoir et d'une aiguille flèche pivotant au centre du cadran. Ce dispositif, dont le brevet a été déposé en 1943, permettait un réglage de l'heure «à la seconde». Lorsque le mouvement fut doté d'un système antichoc quelques années plus tard, il permit à Excelsior Park de recommander cette montre aux parachutistes militaires. Ce chronographe fut également commercialisé par Gallet et Zenith sous le nom de Sextant.

Excelsior Park continuera la fabrication de chronographes et de chronomètres jusqu'aux années 1970 -avec toujours à sa tête un descendant des fondateurs: de nouvelles gammes apparaitront avec des modèles intéressants dont le modèle Yachting vers 1964 avec un compteur de minutes en marche arrière pour le départ des régates, un modèle de plongée à lunette tournante peu de temps après, et surtout, l'Excel-O-Graph, chronographe muni d'une lunette bidirectionnelle et d'une règle à calcul.

Cependant, la terrible crise du quartz dans les années 1970 aura raison d'"Excelsior Park". Et, entre 1983 et 1984, l'entreprise disparait.

Un fournisseur allemand d'outils horlogers, la société Fume, tentera de ressusciter la marque et acquièrera les droits de dénomination en 1986. Il fabriquera une petite série de chronographes portant le nom Excelsior Park, et plus particulièrement, le modèle Monte Carlo, équipé du rare calibre Valjoux 7740, une version manuelle du chronomatic, un mouvement chronographe automatique développé par Buren et Dubois-Dépraz et lancé en 1969 par Hamilton, Heuer et Breitling.

Après un intermède américain, la marque renait grâce à "Korius". On souhaite à "Excelsior Park" un avenir aussi prometteur que son glorieux passé...